C’est lors d’une balade dominicale en famille dans le parc national de Krka que l’incident fatal est arrivé. Quelles en seront les conséquences ? Personne ne peut rien dire aujourd’hui.
Une maman et ses deux filles de 13 et 17 ans se promenaient en traquant les libellules que tout a soudain dégénéré. Le temps était magnifique. Pas un nuage ne venait troubler la pureté de ce ciel d’août ; le soleil brûlait au travers de la futaie, une brise rafraîchissante caressait leur jolie peau dorée (note de l’auteur : manque une photo ici).
Tout absorbées par là une libellule, ici un canard, plus loin un serpent et plus loin une grenouille, puis une nouvelle libellule et même un tétard jouant à la marelle avec une araignée d’eau… elles ne remarquèrent pas des craquements inquiétants dans les sous-bois.
Et soudain, sans crier gare, surgit de la forêt une horde de sangliers lancée à fond train, filant droit dur elles.

Elles se figèrent. Que faire ? Fuir ? Les bêtes en furie ne mettraient pas longtemps à les piétiner. Ecrabouillées lamentablement.
Non ! Un regard leur suffit pour savoir qu’elles voulaient ensemble affronter ce moment dignement. Alors elles se prirent par le bras et se serrèrent très fort pour s’ériger comme un mur infranchissable plus solide que n’importe quel rempart de Vauban et elles commencèrent à chanter, à tue-tête : « Au clair de la lune, mon ami Pierrot… »
Impressionnés par une telle inconscience, les cochons sauvages stoppèrent net leur course. L’arrêt fut tellement brutal qu’ils finirent entassés en un gros tas pitoyable.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les poissons, furieux d’un tel aplomb, décidèrent de venger leurs amis à poils. De tous les coins et recoins, de la moindre mare au plus petit filet d’eau, ils se donnent le mot et se rassemblent pour se retrouver demain dans une manifestation sans précédent qui se déroulera à l’embouchure de la rivière.
Touristes écervelés, méfiez-vous des poissons, car demain, ce sont eux qui vous mettront dans leur assiette !