
Le chemin vient de loin et va on ne sait où
Deux yeux, deux mains, des paires s’affairent, des paires s’agitent, découvrent, s’émerveillent, s’étourdissent, grandissent
Trois hirondelles là-haut traversent le ciel et s’interpellent
Quatre temps, quatre saisons sont passés et reviennent
Cinq sens en extase dans la douceur du crépuscule, sous la caresse de la brise qui entraîne le ballet des herbes hautes
Dix ongles vernis et le soleil danse au bout des doigts
Vingt fois la chevelure soyeuse cache le visage
Les centaines de clochettes égaient le bouquet
Les millions de grains d’avoine mûrissent tranquillement attendant la moisson
L’infini bonheur des chemins qui bientôt se croiseront.